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3e mois – la levée du secret

Voilà exactement deux semaines que j’ai eu l’écho des 12 sa.

Un vrai tournant pour moi :
– le décollement s’était enfin résorbé, déjà un peu avant l’écho je n’avais plus de pertes et je commençais à respirer,
– cela correspondait à la fin de tous les traitements puisque j’étais sous traitement hormonal substitutif,
– l’arrondi de mon ventre était pour moi la meilleure preuve (en dehors de l’écho!) que les choses évoluaient bien,
– je m’étais plus ou moins conditionnée à attendre 3 vrais mois et pas 12 semaines d’aménorrhée avant de me considérer comme sortie de la zone de à risques, mais mon compagnon a interrogé le médecin à ce sujet qui a balayé d’un revers de main les inquiétudes que je pouvais avoir,
– après cette écho, nous avons passé les deux dernières semaines à annoncer à tout notre entourage l’incroyable nouvelle avec parfois des réactions à pleurer d’émotion
– je m’émerveillais déjà lors des échos d’avril (peut-être pas celle des urgences même si elle avait fini par être rassurante), cette fois on a basculé dans un autre monde. Celui du bébé miniature.

Et même des bébés miniatures. Deux petites vies qui battent et grandissent dans mon ventre. Moi qui n’ai jamais rêvé d’avoir des jumeaux (il y en a plusieurs dans ma famille, ma collègue la plus proche en a), je considérais que c’était un aléa envisageable en PMA, pas loin d’une tuile. Par deux fois j’ai eu 3 embryons transférés. La 2e fois, on parle de 3 blastocystes. Et rien. Après une opération de mon compagnon et l’abandon de mes gamètes, deux embryons pour se donner un peu plus de chances et hop, les deux s’implantent. Impensable… mais merveilleux.
A l’écho début avril, nous avons eu confirmation de ce que mes taux élevés cachaient. Mais le médecin (celle qui n’y va jamais par 4 chemins) m’a mise en garde en me disant de ne pas l’annoncer avant l’écho suivante à la fin du mois « Il arrive régulièrement q’un des deux s’arrête ». Nous étions donc en sursis. Il n’est pas naturel de se dire qu’avoir un bébé c’est déjà formidable quand on en a vu deux. J’ai considéré ça comme un effort intellectuel nécessaire mais mes tripes criaient tout autre chose.
L’écho de fin avril a fini par arriver. Le suspense a pris fin : le docteur a pris (une minute) une éternité pour écouter le premier cœur avant de chercher le deuxième… qui battait aussi, ô miracle. Je saignais avant et ça a continué pendant 8-10 jours après, donc malgré les mots rassurants du médecin, je ne me relâchais pas encore. Il aura  fallu l’écho des 12 sa. Et cette fois j’ai demandé immédiatement qu’elle me dise si les deux cœurs battaient bien. Puis l’incroyable : deux bébés qui gigotent, dont on peut même compter les doigts…

Je ne sais pas ce qui m’attend, je sais que tout peut arriver, le pire comme le meilleur. Cette grossesse devrait être la seule de ma vie, je ne voudrais pas arriver au bout, que tout ce soit bien passé mais que mes craintes aient dominé et gâché ce moment unique, alors j’envoie valdinguer les pensées vicieuses qui me passent par la tête et je reste sur la conclusion de mon dernier post. Tant que rien ne me tombe dessus, je célèbre chaque jour mon bonheur, je l’ai attendu 6 ans et j’ai cru ne jamais réussir à l’attraper, c’est mon bien le plus précieux et je savoure. Bref, je ne suis plus « foncièrement heureuse« , je suis incroyablement heureuse.

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L’autre attente

Presque un mois plus tard donc. Après une certaine stupéfaction et l’impression d’avoir décroché la Lune, il y a eu de l’émerveillement, la prudence de mon compagnon que je trouvais à la fois touchant et rabat-joie, un grand sentiment de liberté à oser passer dans des endroits autrefois douloureux, la liberté de rêver sans la contrepartie du pincement au cœur (et si ça ne marche jamais?)… Je pourrais passer des heures à parler de ce cheminement étrange parce que nouveau et qui me semblait interdit. Tout ça pour dire que oui, je suis foncièrement heureuse.
Et non, ça ne sauve pas de la trouille. Lire la suite

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Tic-tac

Prague-horloge

7 jours depuis le transfert… mais ne pas compter les jours jusqu’à la prochaine échéance.

Dormir 5h30 par nuit. Faire des siestes pour récupérer. Dormir 7h par nuit, déculpabiliser du manque de sommeil peut-être dommageable.

Bip bip : c’est l’heure du proges-tan, souvent. Rester allongée 10 mn. Lire la suite

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FivDo : quid de la prise en charge sécu ? + Edit RSI

Glenan

Ceci est une publicité mensongère. Oui, il s’agit bien des Glénans mais non, mon horizon n’est pas beau et transparent.

Pour preuve la discussion que je viens d’avoir avec la représentante d’une association qui soutient les couples dans leurs démarche pour FivDo et autres réjouissances. Quand j’ai adhéré à la rentrée, j’ai d’abord vérifié avec eux si ma dernière tentative Fiv (avec transfert) me privait d’une prise en charge pour la possible FivDo. Lire la suite

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Loi santé- autorisations d’absence – Merci BAMP!

Parfois, les choses vont dans le bon sens… bravo à tous ceux qui ont œuvré!

Code du travail – Article L1225-16

La salariée bénéficie d’une autorisation d’absence pour se rendre aux examens médicaux obligatoires prévus par l’article L. 2122-1 du code de la santé publique dans le cadre de la surveillance médicale de la grossesse et des suites de l’accouchement.

La salariée bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre IV du livre Ier de la deuxième partie du code de la santé publique bénéficie d’une autorisation d’absence pour les actes médicaux nécessaires.

Le conjoint salarié de la femme enceinte ou bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation ou la personne salariée liée à elle par un pacte civil de solidarité ou vivant maritalement avec elle bénéficie également d’une autorisation d’absence pour se rendre à trois de ces examens médicaux obligatoires ou de ces actes médicaux nécessaires pour chaque protocole du parcours d’assistance médicale au maximum.

Ces absences n’entraînent aucune diminution de la rémunération et sont assimilées à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits légaux ou conventionnels acquis par la salariée au titre de son ancienneté dans l’entreprise.

 

Et les femmes salariées bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation ou étant dans un parcours médical à la procréation (PMA de son petit nom) sont davantage « protégées » : voir l’article de BAMP.